26 septembre 2012

Je suis mes cheveux

C’est le grand retour de la chevelure ! Chansons, expositions, projections, le cheveu en dit beaucoup sur notre rapport à nous-mêmes et aux autres. Décryptage d’un phénomène qui revient sans cesse.

Dans la symbolique de toutes les civilisations, les cheveux ont une importance et une forte charge mythologique. Au temps des pharaons, les perruques constituées d’un mélange de cheveux naturels, de laine et de feuillage connaissaient un grand succès et le degré de sophistication des perruques était proportionnel au rang social (ce qui était aussi le cas plus tard dans l’Europe du 17ème et 18ème siècles). Chez les Gaulois, la chevelure incarnait puissance et virilité. Plus tard, elle devînt attribut royal.

En perdant ses cheveux, le roi de France perdait aussi son pouvoir suprême. Auparavant, au Moyen-Âge, les cheveux étaient l’un des rares sujets à propos duquel Juifs, Musulmans et Chrétiens étaient d’accord : ils y voyaient tous le plus terrible des vecteurs de séduction… donc de péché. Le Concile de Constantinople en 692 menaçait même d’excommunication ceux qui teindraient leurs cheveux ou même les boucleraient. Mille ans plus tard, le Concile de Tours préconise encore des mesures semblables...

Pour les femmes, les cheveux et leurs couleurs ont autant plus d’importance dans la mythologie occidentale : traditionnellement la femme blonde est l’image de la mère, de l’épouse, voire de la Sainte, notamment dans l’iconographie religieuse. La Vierge Marie, drapée de vertu, est par exemple plutôt représentée comme une femme blonde, une mère aimante tandis que le côté solaire de ses cheveux rappelle celui de la puissance de la reine. Les légendes Arthuriennes sont très parlantes à cet égard et reflètent parfaitement les mythes de la culture occidentale : la fée Viviane (la Dame du Lac), personnage éthéré, d’une grande vertu et d’une grande fidélité envers Arthur, est plutôt représentée par les différentes incarnations de fictions comme un personnage blond.

Lire l’intégralité de l’article ICI.


Poster un commentaire

Suivre les commentaires : RSS 2.0 | Atom