15 décembre 2011

La mort, la technologie et le mythe

L’évolution des techniques et la technologie nous ont permis d’approcher un tel degré de perfection que nous n’avons jamais été aussi proches de l’image que les anciens se faisaient des dieux. Pourtant nous sommes toujours aussi vulnérables. Jusqu’à ce que la mort elle-même disparaisse ?

Nous sommes des êtres humains, une espèce qui n’a pas changé depuis les origines. Nous naissons, nous mourons. Malgré les énormes progrès de la science nous sommes toujours aussi vulnérables.

La mort est un élément instinctif. Nous n’avons jamais appris nos comportements primaires : survie, nutrition, reproduction. Cela est naturel, instinctif et nous savons tous que nous mourrons un jour. Dès que l‘homme a eu conscience de sa mortalité, il a imaginé un récit pour l’accepter. C’est de là qu’est née notre capacité d’êtres humains à créer des imaginaires. Carl Gustav Jung l’a appelé « inconscient collectif ». Il le voyait comme un ensemble de récits et de symboles qui se diffusaient de génération en génération et qui ont constitué un socle commun à toute l’humanité, au-delà des frontières et des âges.

Chaque génération y apportait sa contribution et les réinterprétait à son tour. Mais le fond restait le même. C’est cette certitude de la mort qui a entraîné ce phénomène mythologique. Le besoin de créer des imaginaires et la capacité de notre cerveau à inventer des histoires nous est venu du plus profond des âges, de la prise de conscience de la mort, et de la mortalité des guerriers au combat ou à la chasse. Pour se rassurer et donner un sens à la vie, et à la mort, l’homme a créé les mythes.

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