31 octobre 2012

Sandy : la gamification de la fin du monde

L’apocalypse et l’improbable se sont bel et bien installés dans notre paysage. Nous mettons en avant cette esthétique de la peur avec beaucoup de créativité comme si nous ressentions le besoin de nous représenter le danger de manière parodique pour en prendre conscience et l’éviter.

Catastrophes, apocalypses, tremblements de terre… Vivre avec le danger, c’est avant tout y faire face et le transformer en esthétique. Rappelons-nous les évènements de Tchernobyl, de Fukushima ou encore le 11 septembre qui ont fait l’objet de multiples détournements et parodies.

Le dernier épisode en date est l’ouragan Sandy, qui a menacé et touché la côté Est des Etats-Unis. En plus d’avoir coûté des milliards de dollars à l’économie américaine et d’être un casse-tête pour les candidats Obama et Romney, ces évènements ont démontré en quoi un phénomène naturel peut perturber le bon déroulement d’une civilisation occidentale lourdement équipée et technologiquement avancée. Mais Sandy a surtout montré le caractère hautement fictionnel de ce type d’évènements. Touchant New-York, ville de fiction par excellence, Sandy a déroulé un incroyable caractère scénaristique, notamment via les chaînes d’information en continu du monde entier présentant en direct l’avancée de l‘ouragan et du danger à grand renfort d’envoyés spéciaux.

Mais là où la portée d’événements extraordinaires de cette nature était limitée auparavant par la technique et les médias, le digital les accélère et les rend plus palpables, créant un certain sentiment relayé en « live » avec une intensité inédite dans l’Histoire. Ces moments, dans leur nouvelle acuité, semblent faire tomber la frontière ténue entre fiction et réalité par le biais d’une médiatisation mondiale instantanée.

Le storytelling de ce type d’événements, en favorisant leur diffusion, leur reprise, leur viralisation induit aussi leur parodie, comme s’il fallait dédramatiser, désamorcer un sentiment d’étrangeté et d’impuissance, créant une caisse de résonnance dont le thème est la fin du monde.

Lire l’intégralité de la chronique ICI.

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